Bienvenue sur mon blog

Il parlera de chevaux d'ou le titre



Il en va des chevaux comme des hommes; sans que l'on sache bien pourquoi, certains vous touchent et laissent en vous une empreinte inbile. Certains tiennent une place de choix dans la ve collectif de million de fans, emportant avec eux tous les trops... et tous les coeurs! Jappeloup, Milton, Une de Mai, Ourasi, eux dont le destin a été de devenir de ritables gendes. Quelles raisons à un tel engoument? Le rite, le charisme, la bonne fortune peut être? Profitons de ce blog, diée aux chevaux dont le nom est immortel, pour accorder une pene à tous ceux qui ne gagneront jamais de grand prix mais dont le nom restera dans nos moires: A tous les chevaux que nous aimons.

# Posté le samedi 09 février 2008 05:50

Modifié le mercredi 13 février 2008 06:00

Jappeloup de Luze

Jappeloup de Luze
Célèbre petit cheval noir, champion olympique de saut d'obstacles. C'est avec son propriétaire, Pierre Durand, qu'il a remporté quantité de médailles. Mais tous ceux qui l'ont monté lui reconnaissent des qualités extraordinaires.

Jappeloup ne possédait pas des origines éblouissantes. Il n'avait pas non plus un modèle classique de CSO. Pourtant, il est devenu l'un des plus grands chevaux de concours hippique de tous les temps.

Jappeloup de Luze est né en 1975 dans un petit élevage français. Le père du champion, Tyrol, était un trotteur français, sa mère, Vénerable, un pur-sang. On a souvent dit que ce croisement pouvait donner d'excellents résultats... Jappeloup en est la preuve. Il a hérité de l'équilibre, du courage et de la solidité des trotteurs, ainsi que de leur puissant coup de jarret. Il a pris aux pur-sang un tempérament vif, ardent et facétieux.


L'éleveur de Jappeloup, Henri Delage, croit posséder un bon sauteur. Il le montre à Pierre Durand, qui n'est pas emballé. "Trop petit" déclare t-il, déclinant même la proposition de l'essayer. A 4 ans, Jappeloup mesure 1.55 au garrot - rien à voir avec la pointure habituelle des chevaux qui raflent les médailles sur les terrains de CSO.

Un an plus tard, Pierre Durand revoit le cheval sur un terrain de concours. Le cavalier a bien du mal à contrôler sa monture, mais le coup du saut exceptionnel de Jappeloup est évident. Pierre Durand contacte donc Henri Delage. Peu de temps après, Jappeloup de Luze s'installe dans les écuries du cavalier à Saint-Seurin. et son entraînement commence. Un entraînement laborieux et sévère : Pierre Durand est ambitieux et volontaire, Jappeloup indiscipliné et plein de fantaisie.

Jappeloup a conservé la tête caractéristique du trotteur : importante avec un regard vif et doux à la fois, une ossature marquée et un bout de nez bien carré. Et surtout, une tête bien pleine !

Cheval et cavalier reprennent le travail et enchaînent les grandes épreuves. En 1986, Jappeloup remporte une dizaine de victoires (Coupes des Nations et Grands Prix). Le couple manque la première place au Championnat de Monde, mais Jappeloup se distingue sous la selle des différents cavaliers de l'épreuve tournante. Et, en 1987, il rafle le titre de champion d'Europe !

Arrivent les Jeux Olympiques de Seoul, en 1988. Jappeloup enchaîne les parcours dans un style irréprochable, avec une générosité qui arrache au public déjà conquis des ovations. Après un sans-faute qui rapporte la médaille de bronze à l'équipe de France, Jappeloup est encore sans-faute en individuel : la médaille d'or est pour lui ! Vraiment pour lui, puisque Pierre Durand, pour le remercier, lui passe la médaille sur le poitrail.

Seoul, Jappeloup a 13 ans. Voilà plus de 7 ans qu'il se distingue sur les parcours de saut d'obstacles, donnant tout ce qu'il peut à son cavalier - non sans fantaisie et non sans caprice, mais avec courage et un dynamisme époustouflants.

Sa carrière s'achève en septembre 1991 lorsque Pierre Durand lui accorde enfin une retraite bien méritée. Hélas le champion en profite peu : trois mois plus tard, il est terrassé par une crise cardiaque.

Cheval fantastique qui montre qu' il n'y a pas que les grands qui peuvent gagner

# Posté le samedi 09 février 2008 06:01

Milton

Milton
C'est par une nuit d'avril 1977, que naît Marius Silver Jubilee qui sera rebaptisé comme on le connaît mieux Milton. Poulain argenté originaire de la région d'Oxford en Grande Bretagne, Milton au contraire de notre petit Jappeloup a des origines assez prometteuses. En effet son père, Marius s'est déjà distingué sous la selle de Caroline Bradley en CSO et sa mère Epauletta est une habituée des terrains de concours et possède de bonnes origines. Tout prédestiné donc le poulain à devenir un champion.

Il est âgé de six mois lorsque Caroline Bradley, l'illustre cavalière de son père achète le futur champion à son naisseur, John Harding-Rolls pour seulement 1000 livres. A 4 ans il fait ses premiers pas sur les terrains de concours. Sa cavalière est hélas terrassée par un infarctus durant un parcours. Ses parents même s'ils vendent la plupart des chevaux de leur fille gardent Milton et souhaitent le confier à John Whitaker qui occupé ne répond pas à l'offre des Bradley. Milton se voit finalement confié à Steven Hadley avec qui il ne s'entend pas vraiment. Dans l'année qui suit, il se blesse les tendons et doit rester au repos pour 6 mois.

Au printemps 1985, Milton prend enfin le chemin des écuries de John Whitaker son nouveau cavalier. Pendant les premiers temps, John Whitaker fait surtout travailler le cheval sur le plas et en extérieur afin de fortifier ses tendons. En août il commence ses premiers concours et comme il saute très bien, John Whitaker l'emmène tout de suite sur le circuit coupe du monde pour " l'acclimater " mais il arrive à gagner des trophées et remporte notamment la coupe Volvo à Bordeaux devant Jappeloup. C'est le début de leur lutte acharnée à celui qui aura le plus de victoires à son palmarès. (seul rival de Jappeloup)

C'est durant les années 1988 à 1991,que Milton est au mieux de sa forme, il accumule les victoires (six victoires en grands prix, 2 victoires en grand prix coupe du monde, champion d'Europe à Rotterdam en 1989, champion de monde à Dortmund en 1991). Seul l'or olympique manque à son palmarès mais il échoue en 1992 à Barcelone. Durant l'année 1993, Milton montre quelques problèmes de santé mais arrive finalement à remonter au haut niveau. Cependant, toute chose a une fin et Milton doit maintenant laisser la place à d'autres chevaux plus jeunes. C'est en 1994 qu'il commence sa tourné d'adieu avant une retraite bien méritée dans le Yorkshire où il passera d'agréables années entouré de ses propriétaires, de son cavalier,... Milton fut le premier cheval à remporter plus de 10 millions de francs de gains.

Comme toutes les stars, Milton avait son caractère ainsi sir Milton ne s'est présenté que très rarement avec les crins nattés. Les séances de nattage le stressant avaient en effet étaient abandonnées au profit des crins libres. IL n'aimait pas non plus être tondu et John Whitaker se voyait obligé de lui administrer des calmants pour les séances de tonte. Même si sur les parcours il se montrait toujours facile et à l'écoute, il faisait le pitre en balade mettant régulièrement son cavalier à terre ou tombant lui-même si bien que par la suite, Milton ne partait plus en balade qu'avec ses genouillères. Sir Milton adoré l'ambiance des concours et il n'était pas rare qu'à la remise des prix il effectue une cabriole pour la plus grande joie de son public. Comme toute star internationale qui se respecte, Milton avait bien son caractère qui n'était pas toujours facile mais toujours gai et de bonne humeur. Les photos où il apparaît les oreilles pointées et l'½il vifs ne sont pas rares !!!

Finalement, il s'est éteint le 4 juillet 1999 à l'âge de 22 ans terrassé par des coliques.

Grand cheval d'obstacle connu pour sa longueur

# Posté le samedi 09 février 2008 06:24

Ourasi

Ourasi
Ourasi est né un 7 avril 1980 chez Raoul Ostheimer. En fait, à la base, Ourasi, ne semblait pas prédisposé à un tel avenir. Sa mère, Fleurasie, n'était qu'une brave petite jument de trot et son père, Greyhound, n'a jamais été célèbre. L'élevage dans lequel est né Ourasi ne se portait pas très bien, et personne ne pouvait imaginer que ce poulain serait un futur crack. De plus, son propriétaire et driver était sourd et muet, frappé par un terriblement accident dans sa jeunesse. Une difficulté de plus à surmonter.

Lors du débourrage, Ourasi ne fut pas très coopératif, voire carrément hostile a toute forme de contrainte. C'est un cheval à la personnalité aussi forte que son talent ! Sur la piste, le champion n'en a toujours fait qu'à sa tête. Tout était excessif avec Ourasi, ses pointes de vitesse bien sûr, mais aussi ses accents de mauvaise volonté, quand il ne voulait pas. Certains l'appelait, «Ourasi et ses caprices de stars». Par ses caprices de stars, on entendait par là, le fait que Ourasi détestait les grands voyages, il n'appréciait pas les avions, ni les transports en camion... pourtant il savait aussi être là le jour J à l'heure H !

Dès ses débuts, Ourasi se fait remarquer par ses « pointes de vitesse ». Raoul Ostheimer fait alors appel à Jean-René Gougeon, un driver de renom. Le driver d'Ourasi se rappelle en disant, qu'avec lui c'était comme si on appuyait à fond sur l'accélérateur. Il se permettait jusqu'à trois accélérations sur un même parcours. Et pour finir d'ajouter, qu'il avait l'impression d'être au petit trot quand les autres allaient à la pêche. Il le comparait à une Ferrari F1 à des Clios. En 1985, Ourasi commence à laisser les autres loin derrière. L'année suivante, il remporte treize victoires consécutives, dont celle du Prix d'Amérique. En 1987, il gagne son 2ème Prix d'Amérique avec 35 mètres d'avance sur le deuxième, je ne sais pas si vous pouvez imaginer ce que cela représente 35 mètres d'avance dans une course ! Ourasi ne trotte plus, il vole, tout le monde se souviendra encore longtemps de ce Prix d'Amérique !

En 1988, Ourasi, gagne TOUT. Il remporte son dernier Prix d'Amérique, et tire alors sa révérence dans le domaine des courses, pour se consacrer à la reproduction.

Terminé les voyages en avion, les transports en camion, Ourasi a bien mérité sa belle retraite avec de belles juments et un pré où il peut galoper en toute liberté.

Aujourd'hui, Ourasi est bien soigné mais malheureusement délaissé par ses propriétaires. Par contre, il apprécie toujours avec plaisir les pommes que lui apportent ses très nombreux visiteurs.

Cheval formidable

# Posté le samedi 09 février 2008 06:41

Une de mai

Une de mai
Une de mai était la fille de Luciole III, une petite jument trotteuse qui n'a jamais fait parler d'elle dans les courses.
C'est une pouliche disgracieuse, à la tête lourde et avec un antérieur cagneux... Elle est également caractérielle et angoissée... Mais une fois attelée à un sulky, sa foulée de trot est impressionante!

Elevée par un boucher vendéen, elle a été vendue pour la somme de 13 000 Frans à un Normand, Michel Lemelletier. Son nouveau propriétaire à très vite remarqué les grandes qualitées de l'alezane. Pourtant, il l'a revendue à un peu plus du double de son prix à un marchand de chevaux. La jument a été rachetée par le comte de Montesson et entrainée par Jean René Gougeon.

A ses débuts, Une de mai avait un sacré caractère. Elle tirait comme un treuil. Imprévisible, ele n'en faisait qu'à sa tete et on ne pouvait meme pas entrer dans son box. Son entraineur a alors décidé de la confier à un homme de confiance, Jean Louis Peution. Entre l'homme et le cheval nait une véritable histoire d'amour: "Une de mai, pour moi, c'était autre chose qu'un cheval ! J'étais toute la journée avec elle. Nous étions complices. Elle avait confiance en moi" raconte Jean Louis Peution. Avec beaucoup de patience et les poches bourrés de friandises, il transforme la jument. Celle-ci se décontracte, elle devient presque douce, ...

Reine sans couronne, Une de Mai n'enlève jamais le Prix d'Amérique et ce malgré six tentatives. Ses performances restent cependant époustouflantes. De 1969 (elle a alors 5 ans) à 1973, elle remporte, la plupart des grands internationaux en France et à l'étranger. Championne du Monde à deux reprises (1969/71), elle bat tous les cracks y compris le fameux Nevele Pride, cheval de légende, que les américains considèrent presque comme invincible.
Dans une de ses envolées lyriques, le peintre Salvador Dali illustre son portrait...


Une de mai a remporté la Challenge Cup, elle a remporté plusieurs fois le critérium de vitesse de la Cote d'Azur, le prix de l'Atlantique, le grand critérium de Vincennes, ... A new York, le 25 aout 1969, la "frenchie" obtient la première place aux championnats du monde devant 40 000 spectateurs !


Malheureusement, elle s'est éteinte à l'age de dix ans à cause d'une hémorragie interne après son premier poulinage. Nous la regretterons longtemps.

Jument venu de loin...

# Posté le samedi 09 février 2008 07:45

Modifié le samedi 09 février 2008 14:55