Ourasi est né un 7 avril 1980 chez Raoul Ostheimer. En fait, à la base, Ourasi, ne semblait pas prédisposé à un tel avenir. Sa mère, Fleurasie, n'était qu'une brave petite jument de trot et son père, Greyhound, n'a jamais été célèbre. L'élevage dans lequel est né Ourasi ne se portait pas très bien, et personne ne pouvait imaginer que ce poulain serait un futur crack. De plus, son propriétaire et driver était sourd et muet, frappé par un terriblement accident dans sa jeunesse. Une difficulté de plus à surmonter.
Lors du débourrage, Ourasi ne fut pas très coopératif, voire carrément hostile a toute forme de contrainte. C'est un cheval à la personnalité aussi forte que son talent ! Sur la piste, le champion n'en a toujours fait qu'à sa tête. Tout était excessif avec Ourasi, ses pointes de vitesse bien sûr, mais aussi ses accents de mauvaise volonté, quand il ne voulait pas. Certains l'appelait, «Ourasi et ses caprices de stars». Par ses caprices de stars, on entendait par là, le fait que Ourasi détestait les grands voyages, il n'appréciait pas les avions, ni les transports en camion... pourtant il savait aussi être là le jour J à l'heure H !
Dès ses débuts, Ourasi se fait remarquer par ses « pointes de vitesse ». Raoul Ostheimer fait alors appel à Jean-René Gougeon, un driver de renom. Le driver d'Ourasi se rappelle en disant, qu'avec lui c'était comme si on appuyait à fond sur l'accélérateur. Il se permettait jusqu'à trois accélérations sur un même parcours. Et pour finir d'ajouter, qu'il avait l'impression d'être au petit trot quand les autres allaient à la pêche. Il le comparait à une Ferrari F1 à des Clios. En 1985, Ourasi commence à laisser les autres loin derrière. L'année suivante, il remporte treize victoires consécutives, dont celle du Prix d'Amérique. En 1987, il gagne son 2ème Prix d'Amérique avec 35 mètres d'avance sur le deuxième, je ne sais pas si vous pouvez imaginer ce que cela représente 35 mètres d'avance dans une course ! Ourasi ne trotte plus, il vole, tout le monde se souviendra encore longtemps de ce Prix d'Amérique !
En 1988, Ourasi, gagne TOUT. Il remporte son dernier Prix d'Amérique, et tire alors sa révérence dans le domaine des courses, pour se consacrer à la reproduction.
Terminé les voyages en avion, les transports en camion, Ourasi a bien mérité sa belle retraite avec de belles juments et un pré où il peut galoper en toute liberté.
Aujourd'hui, Ourasi est bien soigné mais malheureusement délaissé par ses propriétaires. Par contre, il apprécie toujours avec plaisir les pommes que lui apportent ses très nombreux visiteurs.
Cheval formidable